"L'histoire de ma vie,
gémit Francis Scott Fitzgerald,
est celle du conflit entre une
furieuse démangeaison d'écrire
et un concours de circonstances
destinées à m'en empêcher."
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# Posté le dimanche 11 octobre 2009 11:01

"Il y a toute sorte de gris. Il y a le gris plein de rose qui est un reflet des deux Trianons. Il y a le gris bleu qui est un regret du ciel. Le gris beige couleur de la terre après la herse. Le gris du noir au blanc dont se patinent les marbres. Mais il y a un gris sale, un gris pareil à la poix, un enduit sans transparence, étouffant, même s'il est clair, un gris destin, un gris sans pardon, le gris qui fait le ciel terre à terre, ce gris qui est la palissade de l'hiver, la boue des nuages avant la neige, ce gris à douter des beaux jours, jamais et nulle part si désespérant qu'à Paris au-dessus de ce paysage de luxe, qu'il aplatit à ses pieds, petit, petit, lui le mur vaste et vide d'un firmament implacable, un dimanche matin de décembre au-dessus de l'avenue du Bois..."
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# Posté le lundi 05 octobre 2009 13:46

"C'est la Caravane qui t'emmène de l'enfer au paradis."
I've got my ticket, babe.

# Posté le samedi 19 septembre 2009 13:28

Aujourd'hui j'ai rêvé.
Et puis j'ai mis des couleurs sur des mots, j'ai voilés mes yeux maquillés par des chansons faites maisons. Une belle cuisine locale. Vraiment. J'ai ouvert des portes, en douceur, sans forcer, sans bruit. Et je suis descendue par des chemins étranges dans un puit sans fond, j'ai traversé des galeries, des images connues, sans "pourquoi". J'ai rêvé encore un peu. Je crois que j'ai respiré parfois. J'ai aperçu des choses, des possibles. J'ai eu mal au crâne aussi, parce que personne ne parle, personne ne m'atteins là où je suis partie. Mais certains oui, en partie. La voix sonnait à peu près juste aujourd'hui. La fatigue surement.
De belles images dans ma tête.
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# Posté le lundi 31 août 2009 15:50

J'essaye d'écrire, de plus en plus, avec acharnement. Plus que d'habitude, à cause de ce corps dans lequel je m'entrave intentionnellement. Mettre plus de barrières afin de passer au dessus d'elles avec plus mérite, est-ce normal ? Humain serai un terme plus juste. L'acharnement dont je fais preuve n'as aucun mérite. C'est égoïste, comme mourir pour un autre, comme cette stupide Antigone, c'est plus que ça, c'est au dépend des autres, pour s'aider soi. Aide-toi et le ciel t'aidera. Foutus proverbes, j'ai jamais aimé ça, mais les utiliser est facile, pour gagner un jeu c'est l'idéal, car on peut les tourner à notre avantage quelle que soit la situation, ils sont faux, mais peu importe la vérité n'est-ce pas.
J'écris, mais pourquoi, hein ? Pour que des imbéciles lisent les deux premières lignes avant de s'endormir devant ma connerie égoïste et retournent à leurs problèmes, bien plus graves que les miens. On m'a dit un jour que « c'est en forgeant qu'on devient forgeron, et c'est pareil pour écrire » alors j'ai pris les choses aux pieds de la lettres, pendant environ trois secondes, puis j'ai voulu oublier, parce que je voulais que ce soit plus simple, mais alors j'ai rechuté dans l'encre, dans les humeurs d'une adolescente futile qui se prend pour Victor, et j'ai usé de prétextes. Je sais bien faire ça. C'est pas moi, c'est pas ma faute, c'est lui, c'est l'imagination, l'enfance, l'éducation, mon crayon, mes profs, mes amis, n'importe quoi, pas moi, surement pas moi. Pas de problème à ça, sauf quand on commence à y croire. Et si on y croit on s'implique, et là ça pose problème. Alors on s'enferme dans une chambre avec une déco pourrie, on dit que c'est la faute du papier peint, on ferme la porte, on dit que c'est à cause de l'atmosphère étouffante du dehors, mais on veut sortir s'amuser, on dit que c'est pour vivre enfin, boire, fumer, faire des conneries, jouer, mais on s'en fou, on aime pas en fait, on fait ça par excuse au monde, essayer d'être comme les autres, alors on passe des nuits à regarder le vide dans le silence et à ressembler à un zombie la journée, avec l'explication qu'on a pas bien dormi, et on s'enferme, on écrit avec acharnement et quand on nous rappelle notre promesse de faire la vaisselle, histoire de contribuer au ménage, on dit qu'on pense « mais merde, j'suis occupée, et la vaisselle j'en ai rien à foutre, si elle attend deux heures de plus dans l'évier, c'est pas la fin du monde » mais on fini par le faire, pour rester normale, comme les autres, et pas décevoir, rester la gentille petite fille, mais se détester de taper comme une conne des mots qu'on regrettera, mais dont on est fier, parce que c'est quand même écrire, et que ça faisait longtemps que ça nous était pas arrivé. On oublie la ponctuation, mais on se dit que c'est pas grave, puisque personne ne lira, du moins on l'espère. On se promet de faire toutes les choses qu'on s'était promis de faire, on reste content d'avoir écris un peu, même si c'est con, et plein de vulgarités, que c'est pas digne de Victor, ni de soi-même, mais on s'en fou. On trouve une excuse, et au lieu de le hurler on le murmure : « je m'en fou ».
Et je dis « on » ne le prenez pas mal, il faut bien que ce soir un autre qui se plaint de cette pénible façon...

# Posté le samedi 08 août 2009 13:11